La revanche de l’oiseau bleu a sonné

entretien

La revanche de l’oiseau bleu a sonné

Publié le 30 avril 2018
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Il y a moins d'un an, les investisseurs désavouaient Twitter, et la presse prédisait que le réseau social était voué à l'échec. Les signaux qui pouvaient leur donner raison étaient bien là. Au deuxième trimestre 2017, le taux de croissance d'utilisateurs actifs de Twitter était nul : 0%. Pendant que les analystes attendaient un gain de 4 millions d'utilisateurs sur la même période, la marque en perdait 2 millions aux États-Unis. Son chiffre d'affaires de 574 millions de dollars était quant à lui en recul de 5%, entrainant une chute en Bourse de ses actions de 9.27%. La firme de Jack Dorsey fut alors valorisée à 12,44 milliards de dollars en 2017, contre 40 milliards de dollars à son introduction en Bourse en 2013.

25 avril 2018, la communication des résultats de Twitter sur le premier trimestre de l'année semblent changer la donne : un chiffre d'affaires de 665 millions de dollars (+21 % par rapport au premier trimestre de 2017, +117 millions par rapport à l'année précédente) pour une marge nette de de 61 millions de dollars (+9%), et 336 millions d'utilisateurs actifs (+6 millions par rapport au trimestre précédent).  

Une croissance dont les ingrédients pourraient bien inspirer les annonceurs et la manière dont ils doivent se mettre en scène, communiquer, sur le réseau social. 


Vidéo, vidéo, vidéo
C'était le pari d'Anthony Noto jusqu'à récemment directeur d'exploitation de Twitter : tout miser sur la vidéo. Et l'homme a eu du flair. En accélérant ce format (notamment en direct), les revenus du réseau social issus de la vidéo ont porté l'entreprise. Ils représentent désormais plus de 50% du chiffre d'affaires de Twitter. 

Twitter se félicite d'ailleurs des 30 nouveaux partenariats médias signés au cours des trois derniers mois pour des diffusions en direct. Parmi celles-ci : Fox Sports, la MLB (ligue américaine de baseball) ou encore la chaîne People TV. 


Un système axé sur les centres d'intérêts plus que les données personnelles
Jack Dorsey a toujours présenté Twitter comme « n'étant pas un réseau social dans le sens où les personnes l'entendaient ». Dans sa stratégie, le CEO mise sur les centres d'intérêts comme levier de différenciation : « les personnes viennent à nous quand ils sont intéressés par des événements partout dans le monde ou pour des centres d'intérêts très spécifiques. Nous avons orienté nos services vers ces centres d'intérêts » confiait-il.


Un soleil levant en Asie
En termes de chiffre d'affaires, le Japon représente toujours son second marché de Twitter après les Etats-Unis avec une croissance de 61% par rapport à l'année précédente (18% de son chiffre d'affaires total). Le CEO prévoit que la majorité de ses revenus viendront d'ailleurs de l'extérieur du sol américain d'ici quelques années.


La victoire de l'open data ?
En plein scandale Cambridge Analytica, le CEO de Twitter rappelle que les données de son réseau sont publiques: utilisateurs, institutions et agences de renseignement sont ainsi libres de fouiller les données publiques du réseau.
Serait-ce un nouvel argument de taille face à des utilisateurs qui prennent conscience de la valeur des données et de leur utilisation ? Possible. Une chose est sûre, si certains voulaient brûler Twitter sur le bûcher, celui-ci prend bien des allures de phénix. 

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